LANAL voit officiellement le jour en octobre 1972 à Lausanne.
Ses fondateurs étaient un groupe d’étudiants, de musiciens amateurs et de naturistes vaudois fascinés par la musique populaire grecque, le folk européen et les mouvements de liberté culturelle des années 1970.
Le décès de Markos Vamvakaris cette même année joue un rôle symbolique important dans la création de l’association. Les fondateurs admiraient chez lui l’authenticité brute du rebetiko : une musique jouée sans prétention, directement issue de la vie quotidienne.
Lors d’une soirée dans une maison de campagne proche du Lavaux, plusieurs participants improvisèrent un concert nocturne après une baignade naturiste dans le lac. Selon la légende interne de LANAL, c’est ce soir-là qu’aurait été prononcée la phrase fondatrice :
« Pourquoi cacher ce qui chante déjà naturellement ? »
Quelques semaines plus tard, LANAL était officiellement créée.
Durant ses premières années, l’association reste relativement discrète. Les répétitions ont lieu dans des chalets privés, des caves aménagées ou des terrains naturistes isolés autour du Léman.
Les membres y jouent du jazz manouche, du folk, du rebetiko, du blues et des chansons paillardes revisitées façon chorale.
À cette époque, LANAL développe déjà certaines traditions encore vivantes aujourd’hui :
jouer au moins un morceau pieds nus ;
ouvrir chaque concert par un accord collectif improvisé ;
interdire toute tenue “trop formelle” lors des répétitions estivales.
Les années 1980 marquent l’âge d’or de LANAL. L’association dépasse la centaine de membres et assume plus ouvertement sa double identité musicale et naturiste.
C’est durant cette période que naissent :
les “Bains Sonores du Dimanche” ;
les pique-niques acoustiques naturistes ;
les stages de percussions au clair de lune ;
et le premier Festival du Bouzouki Libre.
Le terme Nusicien apparaît alors officiellement dans les statuts de l’association.
Aujourd’hui, LANAL reste une société discrète mais active de Lausanne. Elle revendique une approche artistique fondée sur la bienveillance, la liberté corporelle et le plaisir de jouer ensemble.
Même si ses traditions peuvent surprendre les nouveaux venus, les membres rappellent souvent que :
« À LANAL, on vient d’abord pour la musique… et on reste pour l’ambiance. »